Flashforge Adventurer 5M : présentation et fiche technique
La Flashforge Adventurer 5M est une imprimante 3D FDM (dépôt de filament fondu) à cinématique CoreXY. Elle vise le grand public pressé : nivellement automatique, buse à changement rapide et vitesse annoncée élevée. Sur Amazon, l’annonce porte le titre « FLASHFORGE imprimante 3D Adventurer 5M, FDM imprimante 3D de nivellement entièrement automatique, impression Haute Vitesse Max 600mm/s ». Elle est affichée à environ 249,00€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction.
Un point d’attention d’emblée : il s’agit bien de la 5M, ouverte, et non de la 5M Pro. La fiche Amazon écrit noir sur blanc qu’il s’agit d’une « imprimante 3D ouverte pour les environnements ouverts et bien ventilés ». Le caisson fermé, la caméra et la filtration appartiennent à la version Pro.
| Caractéristique | Valeur |
|---|
| Technologie | FDM, cinématique CoreXY (fiche Amazon) |
| Volume d’impression | 220 × 220 × 220 mm (fiche Amazon) |
| Surface utile mesurée | 217 × 217 mm (TechGearLab) |
| Vitesse maximale annoncée | 600 mm/s (fiche Amazon) |
| Accélération maximale annoncée | 20 000 mm/s² (fiche Amazon) |
| Débit de la buse annoncé | 32 mm³/s, chauffe à 200 °C en 35 secondes (fiche Amazon) |
| Température max. de buse | 280 °C (TechGearLab) |
| Nivellement | Automatique, en un clic (fiche Amazon) |
| Plateau | Plaque d’acier PEI flexible et amovible (fiche Amazon) |
| Boîtier | Ouvert, sans caisson (fiche Amazon) |
| Dimensions | 36,3 × 40,1 × 44,7 cm (TechGearLab) |
| Poids | environ 10,8 kg (fiche Amazon) |
Les sources divergent sur la température de buse : TechGearLab relève 280 °C, alors que le site 3DTechValley parle de 300 °C. Nous retenons la valeur du premier test, la plus prudente. La page produit du constructeur n’a pas pu être consultée lors de la rédaction : les chiffres ci-dessus viennent de la fiche Amazon et de tests publiés, et il est utile de vérifier la température maximale sur la documentation Flashforge si vous visez des matériaux exigeants.
Ce qui est livré et la mise en route
La fiche Amazon ne détaille pas le contenu de la boîte. Il est donc impossible de garantir la présence d’une bobine d’échantillon, d’une buse de rechange ou d’outils. Contrôlez ce point à la réception.
Pour la mise en route, TechGearLab rapporte un montage de 12 minutes, guidé par des invites à l’écran. Il note aussi que l’interface est facile à comprendre. De son côté, la fiche Amazon vante un nivellement en un clic qui calibre le plateau pour obtenir une bonne première couche. Les tests de la version Pro, dans la même famille, parlent d’un calibrage automatique d’une dizaine de minutes qui regroupe nivellement, décalage en Z et compensation des vibrations (3DPrint.com). Ce dernier test porte sur la Pro : à prendre comme indication de la philosophie de la gamme, pas comme mesure de la 5M.
Conception et mécanique
Le cadre est présenté comme une structure CoreXY entièrement métallique. Sur ce principe, la tête d’impression se déplace en X et Y grâce à deux moteurs et à des courroies, tandis que le plateau ne descend que sur l’axe Z. C’est ce qui permet des accélérations élevées sans secouer la pièce, contrairement à un lit mobile avant-arrière.
La fiche Amazon indique une compensation des vibrations pour limiter le « ghosting », ces ondulations qui apparaissent derrière les angles. Le chauffage de 50 W et un débit annoncé de 32 mm³/s expliquent la chauffe rapide. La buse se change sans outil compliqué : 3DTechValley parle d’un remplacement en quelques minutes avec la clé fournie. Le même site mentionne un écran tactile couleur de 5 pouces, une connexion Wi-Fi, USB et Ethernet, et un extrudeur à entraînement direct.
Qualité d’impression et vitesse réelle
C’est la partie où il faut séparer l’annonce de la réalité. Les « 600 mm/s » sont un maximum constructeur, pas la vitesse d’une impression soignée. Le test de la 5M Pro par 3DPrint.com relève des vitesses pratiques de 200 à 300 mm/s, bornées par le débit de matière.
Sur la 5M elle-même, TechGearLab a imprimé son Benchy en 26,8 minutes, ce qui est rapide. Le site 3DTechValley donne deux chiffres selon le profil : environ 31 minutes en mode rapide et 52 minutes en mode qualité, contre environ 45 minutes pour une Bambu Lab A1 dans son comparatif. Ce dernier site est un blog : prenez ces temps comme des ordres de grandeur.
Côté finition, le verdict de TechGearLab est nuancé. Il juge la qualité « assez moyenne » avec les réglages d’usine : angles de 90 degrés arrondis ou trop vifs, creux et vagues dans le test du vase, séparation de couches sur des ponts de 30 mm. En revanche, les tolérances dimensionnelles sont solides et le retrait des supports laisse peu de traces. Le test insiste sur le fait qu’il faut « un peu d’effort » pour régler les paramètres afin d’obtenir mieux. Aucun problème d’adhérence n’a été relevé sur la plaque PEI texturée.
Matériaux compatibles
La fiche Amazon cite la plaque PEI pour le PLA, le PETG et le TPU avec la buse de 0,4 mm, et pour le PLA-CF et le PETG-CF avec une buse de 0,6 mm. TechGearLab liste aussi le PLA haute vitesse. Les fibres de carbone sont abrasives : prévoyez la buse adaptée.
Deux réserves. Le TPU : dans le test de la 5M Pro, 3DPrint.com a dû descendre à 30-40 mm/s et juge que la machine peine sur ce matériau. Et l’ABS ou l’ASA : sans caisson, 3DTechValley observe des coins qui se décollent au-delà de 100 mm. La fiche Amazon rappelle d’ailleurs que la machine se destine à un lieu bien ventilé. En règle générale, les matériaux techniques émettent plus de composés volatils que le PLA : aérez la pièce et suivez les recommandations du fabricant de filament.
Multicolore, tranchage et connectivité
Il n’y a pas de système multicolore automatique. 3DTechValley précise que le changement de couleur se fait à la main. Si le multicolore compte, l’Adventurer 5X (AD5X) de la même marque est plus logique.
Pour le tranchage, le logiciel officiel est FlashPrint. TechGearLab le trouve convivial mais note des pertes de connexion avec l’imprimante, et 3DTechValley le juge limité. Le même blog indique qu’OrcaSlicer fonctionne bien. La connectivité se fait par Wi-Fi, USB ou Ethernet ; selon ce blog, des coupures Wi-Fi existent chez certains utilisateurs et un câble Ethernet les règle.
Bruit, entretien et pièces d’usure
Le niveau sonore n’est pas publié par le constructeur dans les sources consultées, et TechGearLab ne le couvre pas. 3DTechValley avance environ 50 à 55 dB à 200-300 mm/s, mais sans protocole précis. Sur la 5M Pro, 3DPrint.com a mesuré en moyenne 68 dB avec des pointes à 79 dB : la machine est donc audible, surtout à vitesse élevée.
L’entretien reste léger : 3DTechValley estime une vingtaine de minutes par mois. Les pièces d’usure sont la buse, la plaque PEI et les courroies. Le même blog signale deux bouchons de buse en trois mois, attribués à des erreurs d’utilisation. Gardez en tête que la machine chauffe : usage des enfants sous la surveillance d’un adulte, buse et plateau étant brûlants.
Ce qu’en disent les tests
- TechGearLab (décembre 2024) : classée dans la moitié haute de son comparatif. Rapide, facile à régler, bon écran tactile, qualité moyenne en réglages d’usine, support limité hors des États-Unis.
- 3DTechValley (2026) : machine fiable pour du monocolore, mais plus le choix évident qu’elle était en 2024 face à la Bambu Lab A1. Le site la juge intéressante en promotion et moins à plein tarif.
- 3DPrint.com : test de la 5M Pro, voisine. Machine robuste et fiable après un mois sans incident, faiblesse sur le TPU.
Nous n’avons pas trouvé de test de la 5M dans la presse française.
Comparaison avec d’autres imprimantes
Face à la Bambu Lab A1, c’est le duel naturel. La Bambu Lab A1, à environ 279,00€, est une cartésienne à lit mobile de 256 × 256 × 256 mm avec calibrage entièrement automatique et option multicolore AMS lite. Elle offre un volume plus grand et un écosystème plus abouti, mais pas de cinématique CoreXY.
Face à la Creality Ender-3 V3 KE, la Ender-3 V3 KE (environ 238,82€) est aussi ouverte et annonce 500 mm/s, mais à lit mobile. La Flashforge a pour elle sa structure CoreXY.
Face à l’AD5X, la Flashforge AD5X (environ 349,00€) ajoute le système IFS à quatre bobines pour environ 100 € de plus. Pour une vue d’ensemble, consultez notre comparatif des meilleures imprimantes 3D et le guide pour choisir une imprimante 3D.
Pour qui, pour qui pas ?
L’Adventurer 5M convient si :
- vous débutez et voulez une machine rapide à régler ;
- vous imprimez surtout du PLA et du PETG, en pièces d’usage courant ;
- vous aimez bricoler les profils de tranchage ;
- vous avez une pièce aérée pour installer une machine ouverte.
Elle convient moins si :
- vous voulez du multicolore automatique ou une caméra intégrée ;
- vous comptez imprimer de l’ABS ou de l’ASA régulièrement ;
- vous voulez des pièces impeccables sans toucher aux réglages ;
- vous souhaitez un logiciel très abouti.
Le prix actuel est d’environ 249,00€ (prix au 16/10) ; il varie, vérifiez-le avant d’acheter. Pour l’entretien, voyez le guide d’entretien d’une imprimante 3D, et pour les bobines le guide du filament.
Verdict
L’Adventurer 5M reste une CoreXY ouverte rapide, simple à mettre en route et à l’aise avec le PLA et le PETG. Ses limites sont connues : qualité moyenne sans réglages, pas de multicolore, pas de caisson, logiciel moins soigné que chez la concurrence. À ce tarif, elle est un bon choix si vous voulez une machine fiable et rapide, et si l’AD5X ou la Bambu Lab A1 dépassent votre budget.
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