Elegoo Saturn 4 Ultra 16K : présentation et fiche technique
La Saturn 4 Ultra 16K d’Elegoo est une imprimante 3D à résine de technologie MSLA. Elle est conçue pour les modèles très détaillés : figurines, miniatures, dés, bijoux. Sur Amazon, elle est vendue avec un couvercle rabattable, chez le vendeur ELEGOO FR, environ 479,99€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction.
Un mot sur les homonymes : la Saturn 4 Ultra 16K n’est ni la Saturn 4 Ultra à écran 12K, ni la Saturn 4. Vérifiez la mention 16K dans le titre de l’offre.
| Caractéristique | Valeur |
|---|
| Technologie | Résine MSLA, écran monochrome 16K de 10 pouces (The Gadgeteer) |
| Résolution | 15 120 × 6 230 pixels, pixel de 14 × 19 µm (The Gadgeteer) |
| Volume d’impression | 211,68 × 118,37 × 220 mm (The Gadgeteer) |
| Épaisseur de couche | 0,01 à 0,2 mm (The Gadgeteer) |
| Vitesse annoncée | jusqu’à 150 mm/h, modes rapide et lent (The Gadgeteer) |
| Cuve | Chauffée, résine maintenue à 30 °C (Amazon, The Gadgeteer) |
| Commande | Écran tactile capacitif de 4 pouces (The Gadgeteer) |
| Dimensions de l’imprimante | 327,4 × 329,2 × 548 mm (The Gadgeteer) |
| Logiciel | ChiTuBox (The Gadgeteer) |
| Transfert de fichiers | Réseau et clé USB fournie (The Gadgeteer) |
Les valeurs de ce tableau viennent du test de The Gadgeteer, publié en avril 2025, qui reprend la fiche du constructeur. La vitesse de 150 mm/h est un maximum annoncé, pas une durée mesurée sur un modèle donné.
Ce qui est livré et mise en route
D’après The Gadgeteer, l’imprimante arrive dans un simple carton, bien calé. La mise en route se résume à retirer quelques autocollants, dont un qui protège l’intérieur de la cuve et un autre qui couvre l’écran LCD. À chaque démarrage, la machine fait un auto-test pour vérifier ses composants. Le testeur ajoute que des becs verseurs sont placés aux deux coins opposés de la cuve, ce qui aide à vider la résine, et qu’un plateau anti-gouttes se clipse sur la cuve. Il le juge pas vraiment plus efficace qu’un gobelet jetable, et un élément de plus à nettoyer.
Selon Amazon, le nivellement est automatique, en un clic, sans réglage manuel. Des alertes préviennent d’un manque de résine ou d’un échec de nivellement. Un capteur mécanique détecte aussi les résidus pour éviter d’abîmer l’écran LCD.
Ce que contient la boîte n’est pas détaillé sur la fiche Amazon. Plusieurs fiches de revendeurs mentionnent des gants, un masque et une spatule, mais cela dépend de l’offre : vérifiez à la réception. La résine, l’alcool isopropylique et la station de lavage sont à prévoir à part.
Conception et mécanique
Le corps est en aluminium, avec un grand couvercle teinté qui se rabat, ce que The Gadgeteer décrit comme un style industriel. L’axe Z utilise une tige filetée, à l’arrière de la chambre. Le décollage par inclinaison (Tilt Release) sert, selon Elegoo, à détacher rapidement et sans effort les modèles imprimés.
Le chauffage de la cuve maintient la résine à 30 °C, selon la fiche Amazon. Le but est une résine plus fluide, avec moins de bulles et de défauts de séparation entre couches.
L’arrière de l’appareil comporte un orifice de ventilation d’environ 7,6 cm (trois pouces) que The Gadgeteer apprécie : il a pu y raccorder son propre système pour évacuer l’air vers une fenêtre. Les petites ouïes latérales ne servent qu’à refroidir l’électronique, précise-t-il, sans laisser s’échapper les odeurs de la chambre.
Qualité d’impression et vitesse
C’est le point fort de la machine. The Gadgeteer parle d’impressions « incroyablement détaillées » : un bateau Benchy avec très peu de coutures ou de lignes de couche visibles, des dés dont les chiffres sont nets et de profondeur régulière, et un modèle d’ajustement qui passe l’épreuve des tolérances. Le testeur dit n’avoir vu aucune pixellisation visible. Il a utilisé surtout une résine transparente.
Il signale aussi des limites. L’adhérence de la première couche a été plus faible à quelques reprises, ce qu’il met sur le compte de la température variable de son atelier ; il a corrigé le problème en ajustant les temps d’exposition. Et les pièces imprimées sans supports étaient très difficiles à séparer du plateau. Les résultats dépendent donc de la préparation dans le logiciel de tranchage.
Sur la vitesse, Elegoo annonce jusqu’à 150 mm/h. Pensez à ce chiffre comme à une valeur maximale : il ne dit pas combien de temps prendra votre figurine. Le test de The Gadgeteer ne publie pas de durée précise pour ses impressions.
Résines compatibles et logiciel
Les réglages d’exposition dépendent de la résine choisie : suivez les paramètres indiqués par son fabricant. The Gadgeteer a essayé plusieurs types de résines, avec une préférence pour la résine transparente. Le logiciel cité par The Gadgeteer est ChiTuBox, facile à prendre en main pour un débutant. Il regrette seulement le peu d’alternatives libres pour la résine.
La machine n’imprime qu’une seule couleur de résine à la fois. Si vous cherchez une impression multicolore, tournez-vous vers une imprimante à filament, comme l’Elegoo Centauri Carbon ou une Bambu Lab équipée de l’AMS.
Caméra, application et connectivité
La fiche Amazon vante une caméra « IA » avec éclairage, qui permet de surveiller l’impression, de recevoir des alertes en cas de plateau vide ou de modèle déformé, et de faire un time-lapse. Elegoo prévient que les détections peuvent varier selon l’environnement, le modèle et la résine.
The Gadgeteer est plus réservé : la caméra lui a paru « un peu inutile », parce qu’on ne voit un défaut que lorsque la pièce sort assez de la cuve, et il n’a constaté aucune intelligence artificielle à l’œuvre pendant ses impressions. L’imprimante propose aussi un transfert de fichiers par le réseau, et une clé USB est fournie pour le faire à la main.
Bruit
Les tests consultés ne publient pas de mesure de niveau sonore. Elegoo ne l’indique pas non plus sur la fiche Amazon. Le refroidissement de l’écran repose sur quatre caloducs en cuivre et un ventilateur, selon les caractéristiques relevées par The Gadgeteer, mais nous n’avons pas de chiffre en décibels.
Sécurité avec la résine
La résine est un produit chimique. Quelques règles de base, issues des documents officiels :
- La fiche ED 148 de l’INRS sur la fabrication additive précise que les résines liquides contiennent surtout des monomères, comme les acrylates, que les risques par inhalation ou contact cutané viennent de ces composants et des solvants, et que ces produits sont combustibles. Consultez toujours la fiche de données de sécurité de votre résine.
- Portez des gants en nitrile et des lunettes, et travaillez dans une pièce aérée.
- Nettoyez les pièces à l’alcool isopropylique, puis polymérisez-les sous UV.
- Ne jetez pas la résine liquide à l’évier. Durcissez les restes sous UV avant de les jeter.
- Tenez la résine et l’imprimante hors de portée des enfants.
Le test de The Gadgeteer rappelle d’ailleurs que Elegoo lui a envoyé la station de lavage en même temps, puisque la machine exige des précautions et un nettoyage soigné.
Entretien et pièces d’usure
Le nettoyage de la cuve, du plateau et des outils se fait à l’alcool isopropylique. The Gadgeteer note que le bac de lavage de la station Mercury Plus V3 demande environ deux gallons d’alcool pour se remplir, soit un coût non négligeable. La fiche Amazon mentionne un capteur qui protège l’écran contre les résidus. L’écran LCD et le film de cuve restent des pièces d’usure, comme sur toute imprimante à résine. Nous n’avons pas trouvé de durée de vie publiée pour cette machine.
Ce qu’en disent les tests
- The Gadgeteer (avril 2025) : des impressions très détaillées et un nettoyage sans histoires, une mise en route facile. Il pointe la caméra peu utile, quelques problèmes d’adhérence et le coût de l’alcool.
- CNX Software (février 2025) : un test mené avec ChiTuBox et la station Mercury Plus 3.0, qui décrit l’écran 16K, la cuve chauffée à 30 °C et le nivellement automatique.
- 3DWithUs : décrit la cuve chauffée, la caméra et la technologie Tilt Release.
Nous n’avons pas trouvé de test de ce modèle dans la presse française généraliste.
Comparaison avec d’autres imprimantes
Face à la Photon Mono 4, la Saturn est plus chère mais bien mieux équipée. L’Anycubic Photon Mono 4 coûte environ 189,99€, mais se nivelle à la main, ne dispose que d’une clé USB et n’a ni cuve chauffée ni caméra.
Face à une imprimante FDM, comme l’Original Prusa MK4S, la logique est différente. La Prusa imprime des pièces fonctionnelles en PLA, PETG ou ASA sans produit chimique liquide. La Saturn vise le détail fin, et non la résistance mécanique.
Face à la Creality Ender-3 V3 KE, l’Ender-3 V3 KE est moins chère et imprime des pièces plus grandes, en filament. Pour comparer les technologies, lisez le guide pour choisir une imprimante 3D et le comparatif des meilleures imprimantes 3D.
Pour qui, pour qui pas ?
La Saturn 4 Ultra 16K convient si :
- vous imprimez des figurines, des miniatures, des dés ou des bijoux et voulez le maximum de détail ;
- vous préférez une machine qui se règle seule ;
- vous êtes prêt à acheter résine, alcool et gants, et à aérer la pièce.
Elle convient moins si :
- vous cherchez des pièces mécaniques solides ou de grande taille ;
- vous voulez éviter les produits chimiques et le lavage ;
- votre budget est serré : une Photon Mono 4 coûte moins de la moitié.
Le prix actuel est d’environ 479,99€ (prix au 16/10). Il peut changer : vérifiez-le avant d’acheter.
Verdict
L’Elegoo Saturn 4 Ultra 16K est l’une des imprimantes résine grand public les plus complètes de cette liste. Son nivellement automatique, sa cuve chauffée et son écran 16K donnent des modèles très fins, et le testeur de The Gadgeteer s’en dit très satisfait. Ses défauts sont un volume modeste, une caméra peu convaincante et un coût d’usage non négligeable. Pour un passionné de miniatures, elle justifie son prix ; pour un premier essai de la résine, une machine moins chère suffit.
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