Original Prusa MK4S : présentation et fiche technique
L’Original Prusa MK4S est une imprimante 3D FDM de bureau, à structure cartésienne : le plateau se déplace d’avant en arrière sous la tête d’impression, ce qu’on appelle un lit mobile. Elle est conçue et fabriquée en Europe par Prusa Research. Elle est vendue sur Amazon par Josef Prusa lui-même, dans sa version assemblée, environ 1039,00€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction.
Ne la confondez pas avec la MK4, avec le kit MK4S à monter ou avec la Core One, qui sont des produits différents.
| Caractéristique | Valeur |
|---|
| Technologie | FDM, cartésienne à lit mobile |
| Volume d’impression | 250 × 210 × 220 mm (Prusa) |
| Température maximale de buse | 290 °C (Prusa) |
| Température maximale du plateau | 120 °C (Prusa) |
| Buse | Haut débit Prusa en laiton CHT, 0,4 mm (Prusa) |
| Extrudeur | Nextruder à entraînement direct, réducteur planétaire 10:1 (Prusa) |
| Nivellement | Maillage automatique, première couche calibrée par capteur de charge (Prusa) |
| Compensation des vibrations | Input shaping (Prusa) |
| Caisson | Non, structure ouverte |
| Écran | Tactile 3,5 pouces, 65 000 couleurs (Prusa) |
| Connectivité | Ethernet, NFC, module Wi-Fi amovible livré avec l’imprimante (Prusa) |
| Poids | 7 kg (Prusa) |
| Encombrement | 500 × 550 × 400 mm (Prusa) |
| Alimentation | 240 W, environ 80 W en PLA et 120 W en ABS (Prusa) |
| Logiciel | PrusaSlicer, open source (Prusa) |
| Multicolore | Option MMU3, jusqu’à 5 matériaux (Prusa) |
La garantie n’est pas chiffrée sur la page produit de Prusa que nous avons consultée. Vérifiez-la auprès du vendeur à l’achat.
Ce qui est livré et mise en route
Le testeur de Tom’s Hardware a reçu une MK4S montée, à sortir de la boîte et à brancher : seul le support de bobine nécessitait quelques vis. La machine arrivait avec la trousse à outils de la version à monter, une bobine de Prusament PLA Galaxy Black, une clé USB, un manuel, des autocollants, et une pièce de test collée sur le plateau. TechRadar a eu une machine prête à imprimer au bout de cinq minutes. Le contenu de l’offre Amazon n’est pas précisé : vérifiez le contenu à la réception, car la bobine ou les outils peuvent varier.
Au premier démarrage, un assistant guide le réglage : contrôles matériels, chargement du filament, puis premier choix d’impression depuis la clé USB. Le chargement est automatique, d’après Tom’s Hardware : on glisse le filament dans l’extrudeur, la machine le détecte et l’avale.
Le nivellement n’a rien de manuel. Un capteur de charge relié à la buse « tape » le plateau pour mesurer sa surface et calculer la hauteur en Z avant chaque impression. Tom’s Hardware n’a pas eu à corriger le Z pendant son test.
Conception et mécanique
TechRadar décrit une machine robuste, aux vis-mères et rails faciles à entretenir, et rapporte que sa MK4 tourne depuis plus d’un an en demandant très peu d’attention. Le cadre est en alliage d’aluminium moulé avec une peinture en poudre, indique Tom’s Hardware, et certaines pièces sont imprimées en PC renforcé de fibres de carbone. Le boîtier de l’écran est moulé par injection.
La nouveauté de la MK4S se situe dans la tête d’impression : un ventilateur-turbine placé devant, incliné à 45 degrés, avec un carénage qui souffle sur toute la buse. S’y ajoute une buse haut débit réalisée avec Bondtech. D’après Tom’s Hardware, le ventilateur autorise des surplombs jusqu’à 75 % dans bien des cas sans supports, et il reste aussi silencieux que celui de la MK4.
Côté évolutions, la carte peut accueillir une carte GPIO pour ajouter des lumières, déclencheurs de caméra ou servos, et un accéléromètre est disponible en option. Prusa mise sur l’évolutivité : les anciennes MK4 peuvent être mises à niveau avec un kit.
Qualité d’impression et vitesse réelle selon les tests
Sur ce point, les deux tests sont d’accord : la MK4S imprime très proprement. TechRadar l’a comparée à une Creality K1C et à une Bambu Lab P1P, et trouve ses finitions et ses surplombs meilleurs, avec une fiabilité sans pause ni souci de débit, là où les deux autres ont dû être surveillées à un moment ou un autre.
Les chiffres de vitesse sont intéressants à lire avec prudence. Tom’s Hardware relève un débit volumétrique de 24 mm³/s en PLA Prusament, contre 16 mm³/s pour la MK4, ce qui donne un avantage en vitesse sans augmenter les accélérations. Les mêmes tests donnent plusieurs durées :
- un Benchy de vitesse tranché par Prusa : 8 minutes pour la version à une seule paroi, 14 minutes pour la version « Speed Boat » ;
- le même type de Benchy tranché par le testeur avec les réglages standards : 19 minutes ;
- un puzzle torsadé : environ 2 h 59 sur la MK4S, contre 3 h 23 sur la Bambu Lab P1P, avec un résultat plus lisse sur la Prusa ;
- selon TechRadar, un bol de 3 h 29 contre 7 h 5 sur la K1C et 4 h 41 sur la P1P.
Tom’s Hardware souligne que les profils de tranchage officiels de Prusa sont plus prudents que les modèles de démonstration, et que les tests de vitesse ne disent pas tout. Ce sont ces durées, et non un maximum de constructeur, qui donnent une idée de la vitesse en impression de qualité.
Matériaux compatibles
Prusa cite sur sa fiche : PLA, PETG, Flex, PVA, PC, PP, CPE et PVB. L’ABS, l’ASA, le HIPS et le PA demandent, selon Prusa, le caisson et la filtration en option. La MK4S est ouverte : si vous visez des matériaux techniques, prévoyez cet accessoire. Tom’s Hardware a imprimé du PETG recyclé et du TPU (avec le profil PLA et un débit abaissé à 12 mm³/s), avec de petits défauts sur le TPU.
Prusa associe l’ABS et l’ASA au caisson avec filtration. Quel que soit le matériau, imprimez dans une pièce aérée.
Multicolore
La MK4S est monochrome en standard. L’option MMU3 permet jusqu’à cinq couleurs ou matériaux, d’après Prusa, qui recommande dans ce cas de conserver la buse standard. Ce module se paie à part. Si le multicolore est votre priorité, regardez plutôt la Bambu Lab P1S Combo, vendue avec un AMS de 4 bobines.
Logiciel de tranchage, application et connectivité
Prusa fournit PrusaSlicer, gratuit et open source. Selon TechRadar et Tom’s Hardware, l’application mobile Prusa facilite la connexion à Prusa Connect : un simple contact NFC lance la configuration. Tom’s Hardware précise qu’elle permet de surveiller les impressions et de télécharger des fichiers depuis Printables.com, et qu’elle est entièrement facultative. TechRadar insiste sur le fait que l’imprimante peut être utilisée sans réseau, un point utile pour qui travaille sur des prototypes confidentiels.
Bruit
Prusa ne publie pas de niveau sonore. Les deux tests parlent d’une machine très silencieuse : Tom’s Hardware la juge assez discrète pour un bureau, TechRadar souligne qu’elle ne fait pas le « bruit de diable de Tasmanie » de certaines concurrentes.
Entretien et pièces d’usure
Le plateau est une feuille de PEI flexible sur lit magnétique, facile à retirer. TechRadar note que le retrait des pièces est simple et que le nettoyage est réduit à une petite bande de test à l’avant. Prusa précise que les consommables comme les feuilles d’impression sont exclus de la garantie, sauf défaut à la livraison. La buse est une pièce d’usure.
Pour les familles : la buse atteint 290 °C et le plateau 120 °C selon Prusa. L’usage par des enfants doit se faire sous la surveillance d’un adulte.
Ce qu’en disent les tests
- Tom’s Hardware : une des meilleures imprimantes testées, un « outil, pas un projet ». Elle est rapide pour une cartésienne, très bien finie et fiable. Le test regrette surtout son prix.
- TechRadar : une imprimante de premier ordre, chère comparée à des rivales moins coûteuses, mais un investissement durable, surtout pour un usage professionnel.
Ces tests citent des prix américains, différents du tarif français actuel.
Comparaison avec d’autres imprimantes
Face à la Bambu Lab A1, Tom’s Hardware a imprimé le même modèle de surplombs sur les deux machines : la Prusa est impeccable, la A1 montre une légère ondulation vers 70 degrés. La Bambu Lab A1 coûte environ 279,00€, soit près de quatre fois moins.
Face à la Creality Ender-3 V3 KE, la différence est de gamme. L’Ender-3 V3 KE se trouve à environ 238,82€ et mise sur la vitesse annoncée. Tom’s Hardware la cite justement comme alternative abordable pour qui veut de la vitesse à petit prix.
Face à la Bambu Lab P1S Combo, la P1S Combo est une CoreXY fermée avec AMS, vendue environ 559,00€. Amazon la présente avec un corps fermé et un hotend tout métal pensés pour l’ABS et les filaments renforcés, et une vitesse annoncée de 500 mm/s (un maximum de constructeur). Pour choisir, consultez le guide pour choisir une imprimante 3D et le comparatif des meilleures imprimantes 3D.
Pour qui, pour qui pas ?
La MK4S convient si :
- vous voulez une imprimante qui marche sans réglage, pour un atelier, une classe ou un bureau ;
- vous imprimez des pièces fonctionnelles en PLA, en PETG ou en PC ;
- vous tenez à une machine européenne, réparable et évolutive.
Elle convient moins si :
- votre budget est limité : des machines bien moins chères existent ;
- vous imprimez surtout de l’ABS ou de l’ASA sans caisson ;
- vous voulez du multicolore clé en main.
Le prix actuel est d’environ 1039,00€ (prix au 16/10). Il varie : vérifiez-le avant d’acheter.
Verdict
L’Original Prusa MK4S est une imprimante de référence pour qui veut un outil de travail fiable et silencieux. Les tests s’accordent sur la qualité de ses pièces et sur sa fiabilité. Son principal défaut est son prix, nettement au-dessus de celui des CoreXY actuelles. Si vous cherchez la simplicité d’usage et une machine qui dure, elle se défend. Sinon, des machines bien moins chères existent.
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